Des citoyens qui s'enferment à l'intérieur de leurs frontières, qui refusent de s'ouvrir aux autres, qui restent assis sur leurs valeurs. Cela vous rappelle-t-il quelque chose? Oui?
C'est ainsi que le poète comique Aristophane (445-390 av. J.-C.) voyait les Athéniens. Pièce après pièce, il les mettait devant leurs contradictions, interrogeait leurs coutumes, leurs préjugés, et leur posait souvent une même question : au fond, ne faudrait-il pas tout faire pour vivre en harmonie avec ses voisins, proches et lointains ?
La pièce des Acharniens est la plus ancienne comédie conservée au monde. Ecrite en 424, au temps où Athènes règne sur la mer et Sparte sur la terre, elle met en scène un citoyen, Dikéopolis, décidé à tout pour rétablir la paix. Quitte à la faire seul…
En essuyant la poussière sur l'édition grecque des Acharniens, en transposant l’action dans nos contrées, au son des cloches et des cors des Alpes, nous avons voulu montrer que le bonhomme Aristophane, avec sa verve et la saveur incomparable de ses images, avait quelque chose à nous dire en particulier, à nous... les Helvètes.
En prime, l’achat d’un billet pour le spectacle donne droit à une entrée pour l’exposition temporaire « Figures de l’artifice ». Le Musée d’Ethnographie sera ouvert les vendredis et samedis soirs jusqu’à 21h. La cafétéria est également ouverte et propose des repas le soir (réservation recommandée).